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Abattoir : un levier puissant pour l’abolition

En octobre 2015, nous avons diffusé des images provenant d’un abattoir situé à Alès, dans le sud de la France. Les vidéos de résistance et d’agonie des chevaux, moutons, vaches, veaux et cochons ont choqué : des journalistes aux politiques, des professionnels aux consommateurs. L’abattoir est habituellement un lieu entièrement clos, qui préserve les intérêts…

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D’où vient la domination humaine?

Yuval Noah Harari est un jeune historien israélien – et végane – devenu célèbre avec son best-seller international, «Sapiens, une brève histoire de l’humanité» (Albin Michel, 2015). Dans ce livre passionnant et limpide, le spécialiste en histoire globale propose, en 400 pages, une synthèse magistrale du parcours de notre espèce, depuis le paléolithique jusqu’à notre…

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J’essaye de devenir végane

Solange te parle de transition Je ne pense pas que je pourrai jamais me définir pour de bon. C’est un gros engagement qui risque de m’éclater à la figure. Les mots vous enferment et échouent à contenir tout ce que vous êtes. Je dirais plutôt (ce que je dis déjà) : « J’essaye de devenir…

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La mission de Véganes Magazine

 

 

Pourquoi nous sommes véganes? Nous ne sommes pas nées véganes : nous le sommes devenues*. Et nous le sommes devenues au hasard de nos expériences, pour différentes raisons et par de multiples causes. À vrai dire, on peut être végane de bien des manières : parce que c’est bon pour la santé ou pour faire chier ses parents. Nous sommes véganes pour des raisons politiques et morales.


Nous sommes d’abord véganes parce que nous ne sommes pas spécistes. Nous pensons qu’appartenir à une espèce donnée, aussi bien qu’à une « race » ou à un genre, n’est pas une propriété moralement pertinente. Être capable de ressentir des émotions, de la douleur ou du plaisir, en revanche, cela compte. Or, selon la Déclaration de Cambridge pour la conscience animale, c’est là une disposition qu’Homo sapiens partage avec au moins l’ensemble des vertébrés.


Nous sommes donc véganes pour des raisons d’éthique animale : parce que la justice et la compassion sont des vertus, parce que les animaux non humains ne sont ni des choses ni des marchandises, et parce que les profits que nous tirons de leur exploitation sont sans commune mesure avec les souffrances que nous leur imposons. Nous croyons dès lors qu’il y a un impératif moral à tenir compte des intérêts des animaux non humains lorsque nous prenons des décisions qui les concernent.


Nous sommes aussi véganes parce que nous nous soucions de l’environnement. Comme le souligne le dernier rapport de la FAO (l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), la consommation de faire la promotion du véganisme.
Nous sommes véganes, enfin, parce que nous sommes écoféministes et humanistes. Nous condamnons toutes les formes de privilèges injustes ou de discriminations arbitraires : spécisme, bien sûr, mais aussi capacitisme, racisme, classisme, sexisme, hétérosexisme, transphobie, grossophobie, etc. Nous croyons que c’est à l’intersection de ces oppressions qu’il faut penser et lutter. Nous croyons aussi que davantage de respect envers les autres


animaux améliorerait le sort des humains les plus vulnérables. Pour tous, ce serait un progrès moral.
Autrement dit, nous ne sommes pas véganes par orthodoxie alimentaire ou par besoin de pureté individuelle. Notre engagement est politique et moral. Attentives aux avancées scientifiques, nous sommes aussi critiques, ouvertes et pragmatiques. Nous sommes véganes pour les animaux, pour les humains et pour la planète. Nous le sommes parce que, au-delà de nos différences, nous partageons un désir de progrès et de justice. Bref, nous sommes véganes pour un monde meilleur.

*Nous utilisons le féminin par défaut.